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Les nouveaux députés tunisiens lors de l’ouverture de la session parlementaire, le 13 novembre 2019 à Tunis (image d’illustration). © Hassene Dridi/AP/SIPA
En Tunisie, la politique obéit à une succession de cycles. Au silence glacial des années sans élections succède le bouillonnement fiévreux des mois précédant les scrutins. La sensation que cela procure ? Celle d’un choc thermique.
Cette année 2019 a donc vu fleurir de nouveaux labels : Tahya Tounes, Qalb Tounes, Aïch Tounsi, Al-Karama, l’Union démocratique et sociale. Sur 217 députés, 75 sont issus de ces jeunes mouvements ou partis. 34,5 % des élus de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) sont donc nés à la politique en 2019, illustrant l’incapacité des partis plus anciens à relever le défi de la longévité. D’autres y sont arrivés, comme le parti islamiste Ennahdha, ou le Mouvement du peuple, créé en 2011, qui a participé aux trois élections parlementaires tunisiennes et a fini par obtenir des résultats tangibles cette année avec un sixième rang honorable et 16 élus.
Pourtant, le pari du temps long paie, notamment en matière d’implantation locale, à rebours des coups d’éclat éphémères et du jeu de chaises musicales entre formations clones. Le chef du gouvernement a créé de son côté un nouveau parti
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