le boulevard du Général-de-Gaulle, cœur battant de Dakar – JeuneAfrique.com

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Jadis surtout résidentiel, aujourd’hui très commerçant, le boulevard du Général-de-Gaulle a toujours été le théâtre des grandes célébrations et manifestations populaires.

Tantôt le boulevard du Général-de-Gaulle résonne des cris de joie et des chants qui célèbrent une victoire des Lions de la Teranga à la Coupe d’Afrique des nations. Tantôt il s’embrume de jets de pierres et de gaz lacrymogènes. Comme en 2011, lors des manifestations contre la modification de la Constitution et la volonté d’Abdoulaye Wade de briguer un troisième mandat.

Comme en mai dernier, quand une foule compacte s’est élevée contre les violences faites aux femmes, ou, le mois suivant, lors de la marche organisée pour réclamer plus de transparence dans la gestion des hydrocarbures. « Pour les Sénégalais, ce boulevard est l’espace des expressions libres, de l’indépendance. S’ils viennent manifester ici, c’est parce que cette artère est un symbole de l’histoire de notre pays et de notre identité », explique l’urbaniste Babacar Ndoye, professeur au Collège universitaire d’architecture de Dakar (Cuad).

Le pouls de la capitale

Depuis sa construction, en 1959, c’est sur le boulevard du Général-de-Gaulle que l’on prend le pouls de la capitale. Et ce n’est pas un hasard s’il accueille chaque année, le 4 avril, le défilé de la fête nationale, sous l’œil protecteur du lion de l’obélisque, édifié en 1960 en souvenir de l’accession du pays à l’indépendance. En plein cœur historique et physique de la ville, cette vaste artère s’élance sur 1,5 km, depuis l’obélisque de la place de la Nation, au nord, jusqu’à l’entrée de la commune de Dakar-Plateau, au sud.



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JeuneAfrique

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