Président Trump, an III : fausse alerte sur Thanksgiving

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Donald Trump gracie une dinde nommée « Butter » à l’occasion de Thanksgiving, à la Maison Blanche à Washington, le 26 novembre.
Donald Trump gracie une dinde nommée « Butter » à l’occasion de Thanksgiving, à la Maison Blanche à Washington, le 26 novembre. SAUL LOEB / AFP

La Guerre de Thanksgiving n’a pas eu lieu. Jeudi 28 novembre, les Etats-Unis se sont arrêtés comme chaque année à l’occasion de la fête sans doute la plus importante pour les familles américaines.

Par précaution, de nombreux médias avaient publié à l’avance leurs conseils pour éviter que la présidence Trump s’invite trop pesamment à la table et supplante les débats souvent passionnés mais inoffensifs sur la meilleure façon de farcir la dinde. Lawrence Douglas, un universitaire de l’Amherst College, dans le Massachusetts, avait même passé en revue les principaux cas de figure pour une assemblée anti-Trump dans le Guardian de manière humoristique, y compris l’évocation de sa réélection.

Deux jours plus tôt, le président des Etats-Unis avait pourtant gravement mis en garde ses fidèles, lors d’un meeting en Floride, contre la sournoise offensive d’ennemis non identifiés mais certainement liés à la gauche et aux démocrates.

Saper les bases religieuses des Etats-Unis

« Alors que nous nous rassemblons pour Thanksgiving, vous savez, certaines personnes veulent changer le nom de Thanksgiving », s’était inquiété le président des Etats-Unis. « Ils ne veulent pas utiliser le terme. Les gens ont des idées différentes sur la raison pour laquelle il ne devrait pas s’appeler Thanksgiving, mais tout le monde dans cette salle, je le sais, aime ce nom, Thanksgiving. Et nous ne le changeons pas », avait-il assuré.

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Donald Trump, qui fonctionne principalement par le conflit, est un récidiviste. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, il n’a cessé de vanter la restauration de Noël, la fête chrétienne ayant selon lui failli disparaître au nom d’un politiquement correct qui aurait pour mission de saper les bases religieuses des Etats-Unis.

« Maintenant, tout le monde utilise à nouveau le mot de Noël », a-t-il dit mardi, laissant entendre qu’auparavant sa mention pouvait vous conduire séance tenante à un camp de rééducation administré par des athées armés idéologiquement jusqu’aux dents.

Les thuriféraires du président pris de court

Le bobard plaît beaucoup au sein de la droite évangélique. Celui que le secrétaire à l’énergie Rick Perry et l’ancienne ambassadrice aux Nations unies Nikki Haley, ont sérieusement présenté cette semaine comme l’envoyé de Dieu ne pouvait pas faire moins pour complaire au Très Haut.

Le complot supposé contre Thanksgiving a cependant pris de court les plus fervents thuriféraires du président, à commencer par les animateurs de la chaîne conservatrice Fox News. Ces derniers ont eu bien du mal à identifier des fossoyeurs, au-delà des Amérindiens qui ont quelques raisons à ne pas fêter le souvenir d’un repas supposément partagé avec les premiers colons, très largement mythifié, et qui n’est devenu une fête nationale qu’en 1863, accessoirement au plus fort de la Guerre civile. En cherchant bien, ils n’ont trouvé qu’une « rumeur » prêtant, en 2015, au président démocrate Barack Obama la volonté de rebaptiser cette fête laïque. Manque de chance, cette « rumeur » avait été démentie à l’époque.

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