[ad_1]
A Brasilia, on le connaît par son nom de code : « Zéro Deux », mais aussi par un surnom, « le Pitbull ». Carlos, deuxième fils du chef d’Etat brésilien, Jair Bolsonaro, est sans aucun doute le plus influent des membres de la fratrie.
C’est lui, à 36 ans seulement, qui pilote sans trop se cacher les réseaux sociaux de son père, dont il possède tous les codes d’accès. Carlos est considéré comme le grand artisan de la victoire surprise du candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle de 2018, obtenue grâce à une stratégie agressive sur Twitter et Facebook, et par la diffusion massive de « fake news » en particulier sur WhatsApp.
Comme Jair, il n’aime rien davantage que les clashs. Comme lui, il est victime de coups de sang et aime à poser dans des postures viriles, arme à la main, sur les réseaux sociaux. Carlos possède un compte Twitter, suivi par 1 million d’abonnés (contre 5,4 millions pour son père), sur lequel il n’a jamais hésité à porter publiquement l’estocade contre ses nombreux adversaires.
Ses « posts » sont souvent insultants (notamment envers la gauche ou les mouvements féministes), parfois indéchiffrables (comme lorsqu’il tweete une série des émojis d’animaux, sans plus d’explication). Récemment, il a également désarçonné jusqu’à ses followers les plus proches en comparant, à l’aide de médiocres montages, son père au personnage de Thanos, « supervilain » du film Avengers des studios Marvel.
Mais Carlos sait aussi utiliser Twitter pour arriver à ses fins. Cette année, il a déjà accroché deux scalps à sa collection, obtenant en février le départ du secrétaire général de la présidence, Gustavo Bebianno, qu’il a accusé sur ce même réseau social de mensonge, puis en juin celle du général Carlos Alberto dos Santos Cruz, secrétaire du gouvernement, forcé de quitter son poste, à la suite d’une violente campagne lancée contre lui sur les réseaux sociaux… Et vraisemblablement pilotée par Carlos.
Forcé de s’excuser
Agé de 36 ans, « Carluxo » est loin d’être un nouveau venu en politique. Formé en science aéronautique, il a été élu en 2000, à seulement 17 ans, conseiller municipal de Rio de Janeiro, où il achève actuellement son cinquième mandat. En deux décennies, à l’image de Jair, ses chevaux de bataille n’ont guère changé : baisse de l’âge de la majorité pénale et augmentation des moyens de la police.
Mais Carlos bute parfois. Début septembre, après avoir tweeté intempestivement que « par la voie démocratique, la transformation voulue par le Brésil n’aura pas lieu à la vitesse que nous désirons », ce dernier se fait remonter les bretelles par le vice-président lui-même, Hamilton Mourao, qui réplique que « [la démocratie] est fondamentale » et représente l’un des « piliers de la civilisation occidentale ». Pire : il y a trois semaines, le « Pitbull » a été forcé de s’excuser, admettant avoir publié un post sur le Twitter paternel, sans l’aval de celui-ci.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
