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C’est un vote à portée symbolique. Mais à l’approche de la COP25 sur le climat (du 2 au 13 décembre) et avec l’arrivée d’un nouvel exécutif européen, le Parlement européen a décrété, jeudi 28 novembre, l’urgence climatique et environnementale, afin de maintenir la pression sur les dirigeants de l’Union européenne (UE).
La résolution, adoptée à une majorité confortable (429 pour, 225 contre et 19 abstentions), affirme l’engagement du Parlement pour « limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C et éviter une perte massive de biodiversité ». Il fait suite à des votes similaires dans plusieurs Parlements nationaux de l’UE, notamment en France, au Royaume-Uni ou en Autriche.
Le vote de la résolution, qui n’a pas de visée légale contraignante, a donné lieu à un débat sémantique sur l’opportunité de déclarer « l’urgence » ou « l’état d’urgence », surtout chez les anglophones et les germanophones.
« Le fait que l’Europe soit le premier continent à déclarer l’urgence climatique et environnementale, juste avant la COP25, alors que la nouvelle Commission entre en fonctions, et trois semaines après que Donald Trump a confirmé le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, est un message fort envoyé aux citoyens et au reste du monde », s’est félicité Pascal Canfin (Renew Europe, centre et libéraux), président de la commission environnement du Parlement européen.
Le choix du PPE
Le Parti populaire européen (PPE, droite), la principale force politique dans l’hémicycle, ne s’est pas joint à Renew, S&D (sociaux-démocrates) et aux Verts pour l’élaboration du projet de résolution commune qui a servi de base au vote de mercredi, même si le groupe a été divisé sur le vote final.
« Ces décisions auront un impact réel sur la vie quotidienne des Européens. Il y a urgence à agir, mais pas un état d’urgence à déclarer », a réagi Peter Liese au nom du PPE, qui plaidait pour l’utilisation d’un terme qui ne donnait pas l’impression de « panique ».
Les Verts, qui ont soutenu la résolution, ont toutefois prévenu qu’il ne s’agissait pas d’en rester aux belles paroles. « Nous pouvons déclarer des urgences climatiques, mais les gens dans la rue ne demandent pas des déclarations, ils nous demandent d’agir », a averti Bas Eickhout, eurodéputé Verts, lors d’un débat précédant le vote qui s’était tenu lundi soir.
Outre cette résolution symbolique, le Parlement a voté un autre texte jeudi en prévision de la COP25 qui commence le 2 décembre à Madrid.
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