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Moussa Dadi Camara, en 2015 (archives). © AHMED OUOBA/AFP
En exil à Ouagadougou, Moussa Dadis Camara se fait rare. Rien ne filtre de ses activités, et sa parole est millimétrée.
Dix ans après l’attaque qui a failli lui coûter la vie, l’ex-chef de la junte guinéenne, âgé d’une cinquantaine d’années, est marié à une Burkinabè avec laquelle il est installé dans une villa cossue du quartier Ouaga 2000. Il vit sous la protection des forces de sécurité burkinabè et jouit désormais des droits que lui confère son statut d’ancien chef de l’État.
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