le Parlement convoque un référendum pour réviser la Constitution de Pinochet

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Après deux mois de contestation sociale, coalition gouvernementale et partis d’opposition sont parvenus à se mettre d’accord. Le référendum aura lieu en avril 2020.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 08h32

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C’est l’une des principales revendications du mouvement social qui secoue le Chili depuis la mi-octobre : réviser la Constitution héritée de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990). Un référendum va être organisé en avril 2020 en ce sens, a annoncé le président du Sénat, Jaime Quintana, dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 novembre.

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Après plusieurs heures de négociations au Parlement, la coalition gouvernementale et les principaux partis d’opposition ont signé un « accord pour la paix et la nouvelle Constitution » qui prévoit un référendum comportant deux questions : l’une sur la révision ou non de la Constitution et l’autre, le cas échéant, sur la méthode pour la rédiger, a expliqué M. Quintana.

Cette seconde question devra déterminer quel organe sera en charge de la rédaction du nouveau texte, une « commission mixte constitutionnelle » ou une « convention ou assemblée constituante ». L’élection éventuelle des membres de ces organes de rédaction de la future Constitution se fera en octobre 2020, en même temps que les élections municipales et régionales.

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« Une victoire contre la violence »

« C’est une réponse de la politique au sens le plus noble du terme, la politique qui pense au Chili, qui prend son destin en main et qui assume ses responsabilités », a affirmé M. Quintana, membre du Parti pour la démocratie (opposition de centre gauche), aux côtés d’autres responsables de partis politiques chiliens – à l’exception du Parti communiste.

« Nous sommes heureux d’avoir pu conclure un accord qui marque une victoire contre la violence », a assuré de son côté Jacqueline van Rysselberghe, présidente de l’Union démocratique indépendante (UDI, conservateur), pilier de la coalition soutenant le président Sebastian Piñera.

L’accord est intervenu au sein d’un Congrès où aucun bloc ne dispose d’une majorité des deux tiers nécessaire pour une révision constitutionnelle et après deux mois de contestations populaires violentes qui ont fait vingt-deux morts et des milliers de blessés.

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