[ad_1]
Les deux pays ont annoncé le 16 octobre le lancement des projets d’avion et de char de combat pour janvier 2020. D’ici là, les sociaux-démocrates allemands, dont l’électorat est pacifiste, devraient dire s’ils restent dans la coalition de Mme Merkel.
Article réservé aux abonnés
Rendez-vous en janvier 2020. Malgré les avancées célébrées par Emmanuel Macron et Angela Merkel à l’issue du conseil des ministres franco-allemand qui s’est tenu à Toulouse, mercredi 16 octobre, la course de haies de la coopération entre les deux pays en matière de défense n’est pas terminée.
Si l’Elysée affiche un triomphalisme certain, comme en témoigne le choix de son service de presse de citer les sujets de l’armement en tête du communiqué envoyé aux journalistes, la réalité est plus mesurée : dans la déclaration commune des gouvernements français et allemand, la coopération de défense n’est abordée qu’en cinquième position, après le climat, l’économie, l’intelligence artificielle et la politique spatiale.
Un « accord juridiquement contraignant »
Concernant les exportations d’armement, que Berlin peut bloquer quand des équipements français contiennent des composants allemands, Paris annonce avec satisfaction un « accord juridiquement contraignant » par lequel les deux partenaires ne se gêneront plus sur les marchés étrangers. Mais il est précisé, dans la déclaration commune, que « les dernières étapes vont être mises en œuvre dès que possible ». Autrement dit, depuis l’accord politique scellé par Angela Merkel et Emmanuel Macron en marge du G7 de Biarritz, en août, le texte est toujours « à la signature ». Le sujet est devenu un verrou symbolique.
Sur le « système de combat aérien du futur », qui doit remplacer les avions de chasse actuels à l’horizon 2040, le cabinet de la ministre française des armées, Florence Parly, se réjouit qu’une longue réunion improvisée avec son homologue allemande, Annegret Kramp-Karrenbauer, ait permis de lever les inquiétudes. Les rivalités entre les motoristes français (Safran) et allemand (MTU) ne bloqueront pas le projet, assure-t-on notamment à Paris. Mais là encore, rendez-vous en janvier 2020 pour signer le contrat de réalisation d’un prototype d’avion, attendu pour 2026.
Sur le « système principal de combat terrestre », ou char de combat du futur, objet d’une complexe bataille industrielle animée par Rheinmetall, la « lettre d’intention » qui lancera le programme est elle aussi attendue en janvier 2020.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
