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La Commission européenne refuse de signer un traité à part protégeant le droit des citoyens européens vivant outre-Manche, et des Britanniques dans l’UE.
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Depuis trois ans qu’ils se battent, ils sont en colère contre le gouvernement britannique, qui souffle sans cesse le chaud et le froid. Les dirigeants de l’association The 3 million, qui luttent pour les droits des citoyens européens qui vivent au Royaume-Uni, pestent contre les zones d’ombre qui entourent encore le statut des Européens après le Brexit.
Mais ils protestent également contre l’attitude de la Commission européenne, jugée trop inflexible. Certes, dès le début des négociations, celle-ci a fait du droit des citoyens une priorité. Le sort des 3,7 millions d’Européens du Royaume-Uni, et du million de Britanniques vivant dans l’Union Européenne, a fait l’objet de longues négociations, qui ont débouché sur l’accord signé l’an dernier par Theresa May et l’Union Européenne. A quelques détails près, les droits de chacun seront conservés.
Seulement voilà, que se passerait-il en cas de « No Deal » ? L’agrément concernant les citoyens fait partie de l’accord du Brexit dans son ensemble. Faute de signature du tout, il restera lettre morte.
« Nous ne pouvons pas nous contenter de mots doux, s’inquiète Monique Hawkins, une Néerlandaise de l’association The 3 million. Il faut qu’un traité à part, dédié aux citoyens, soit signé. » Cela ne demande pratiquement aucun travail, les négociations sur le sujet ayant abouti. Il faut simplement sortir le texte de l’accord global et le ratifier à part.
« Nous sommes utilisés comme des pions dans cette négociation. L’UE a le pouvoir de faire ce traité à part sur les citoyens. »
Mais depuis le début, Bruxelles rejette cette demande. Pas question de commencer à faire des sous-accords, qui risqueraient d’affaiblir sa position de négociation. D’après la Commission, le risque est de voir les Britanniques demander ensuite des accords à part sur les douanes, la pharmacie, l’aviation, la finance jusqu’à ce que le risque du « No Deal » soit quasiment réduit à néant… « Michel Barnier [le négociateur européen] nous a plusieurs fois répété : rien n’est conclu tant que tout n’est pas conclu [nothing is agreed until everything is agreed] », explique Mme Hawkins. Mais c’est une erreur de l’UE. Nous ne devrions pas faire partie de l’accord global. » Nicolas Hatton, un Français cofondateur des 3 Million, confirme. « Nous sommes utilisés comme des pions dans cette négociation. L’UE a le pouvoir de faire ce traité à part sur les citoyens. »
« Respecter l’accord-cadre »
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