Embarrassée, l’OTAN appelle son allié turc à agir « avec retenue »

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Les pays membres de l’Alliance atlantique s’inquiètent de l’évolution de la Turquie, qui demande la solidarité de ses partenaires.

Par Publié aujourd’hui à 10h17

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Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Çavusoglu, le 11 octobre 2019 à Istanbul.
Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Çavusoglu, le 11 octobre 2019 à Istanbul. Akin Celiktas / AP

Une inquiétude, pas de condamnation : après avoir déclaré que l’Alliance atlantique n’était pas, en tant que telle, concernée par l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie, l’OTAN a dû adapter sa communication. A Rome, mercredi 9 octobre, à Istanbul, vendredi 11, le secrétaire général Jens Stoltenberg a évoqué les « préoccupations sécuritaires légitimes » du puissant allié de l’Alliance atlantique, mais l’a à nouveau invité à agir « avec retenue ». En soulignant le risque d’une déstabilisation accrue de la région et d’une mise en danger de la lutte contre l’Etat islamique.

Peu impressionné, le ministre des affaires étrangères turc, Mevlut Çavusoglu, a répondu en appelant l’OTAN à montrer « une solidarité plus affirmée » avec le nouveau front ouvert par l’armée turque. « L’opération est très importante pour la sécurité du territoire de l’Alliance », a insisté le chef de la diplomatie turque. Le président Recep Tayyip Erdogan a lui assuré que « seuls les terroristes » étaient visés.

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M. Çavusoglu a, en outre, justifié l’achat par son pays du système de défense antimissile russe S-400, une décision récente qui provoque une grave crise au sein de l’OTAN et pourrait déclencher des sanctions américaines si, comme prévu, le système devenait opérationnel en 2020. En juillet, les Etats-Unis ont déjà bloqué la livraison d’une centaine de chasseurs F-35 et ils jugent impossible le déploiement des S-400, qui serait assorti de la présence, en Turquie, de techniciens russes capables de capter des informations stratégiques. Ce dossier, s’il ne trouve pas une solution rapide, sera l’un des thèmes-clés du sommet de l’OTAN, en décembre, à Londres.

Nécessaire protection

Vendredi, MM. Çavusoglu et Stoltenberg ont été interrogés sur le fait que l’Espagne envisage, en signe de protestation contre l’offensive en Syrie, de retirer des batteries de missiles Patriot déployés en Turquie. Pour protéger l’espace aérien turc contre d’éventuelles attaques du régime syrien, les alliés de l’OTAN avaient installé en 2013 des batteries dans le Sud-Est, non loin de la frontière turco-syrienne. L’Espagne possède un contingent de Patriot sur la base aérienne d’Incirlik, dans la région d’Adana. L’Italie, qui devrait imiter l’Espagne dès le 15 novembre, a des SAMP/T (le système de défense antiaérienne sol-air de moyenne portée/terrestre) à Kahramanmaras, non loin de Gaziantep.

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