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Les sanctions prises par Washington contre le régime de Maduro ne l’ont pas fait renoncer.
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Donald Trump a profité de sa participation à l’Assemblée générale des Nations unies pour présider une réunion consacrée au Venezuela, le 25 septembre. Il s’est efforcé de s’y montrer optimiste, en assurant que les Etats-Unis seront « aux côtés du peuple vénézuélien, tous les jours, jusqu’à ce qu’il soit enfin libéré de cette oppression horrible et brutale ». « Ils seront libres, ça va arriver », a assuré le président.
Près de huit mois après l’appui spectaculaire apporté par Washington au président par intérim autoproclamé du Venezuela, l’opposant Juan Guaido, l’élan est pourtant retombé. La vague de ralliements internationaux qui avait suivi la décision américaine n’a pas ébranlé le régime de Nicolas Maduro. Ce dernier a, de même, résisté à une tentative de coup de force intérieur, activement soutenu par celui qui était alors le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, en avril.
Parmi les désaccords avancés pour justifier le limogeage de ce dernier, le 10 septembre, le président des Etats-Unis a justement avancé le dossier vénézuélien. « Je pensais qu’il était hors de propos. Et je pense avoir prouvé que j’avais raison », a-t-il assuré le lendemain. Alors que son ancien conseiller est considéré comme un va-t-en-guerre, Donald Trump a cru bon d’ajouter le jour suivant, sur son compte Twitter : « En fait, mes opinions sur le Venezuela, et en particulier Cuba, étaient bien plus fortes que celles de John Bolton. Il me retenait. »
Mise en place d’un « embargo »
Donald Trump a manifesté un fort intérêt pour le Venezuela dès son arrivée à la Maison Blanche. Fernando Cutz, qui a travaillé sur ce dossier au sein du Conseil de sécurité nationale dans l’administration de Barack Obama, puis pendant quelques mois pour la suivante, sous l’autorité du deuxième conseiller à la sécurité nationale du président républicain, H.R. McMaster, le confirme.
Le président « m’a demandé ce que nous faisions sur place dans les tout premiers jours de sa présidence, raconte-il. Pendant le second mandat d’Obama, la situation se dégradait, mais elle n’avait pas atteint le niveau auquel nous avons été confrontés par la suite, avec notamment les manifestations de masse et la répression » de 2017, ajoute-t-il.
Le mécanisme des sanctions, enclenché par l’administration Obama, a tourné à plein régime avec celle de Donald Trump, ciblant successivement des cadres du régime, la compagnie nationale de pétrole, puis tous les biens des autorités vénézuéliennes aux Etats-Unis, dans une démarche assimilée à la mise en place d’un embargo par le Wall Street Journal.
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