rentrée parlementaire à Westminster après la défaite judiciaire de Johnson

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Le premier ministre britannique s’exprimera dans l’après-midi sur la décision de la Cour suprême, qui a jugé que la suspension du Parlement britannique était illégale.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 15h22

Temps de Lecture 2 min.

Boris Johnson arrive à Downing Street mercredi 25 septembre.
Boris Johnson arrive à Downing Street mercredi 25 septembre. Matt Dunham / AP

La séance parlementaire s’annonce, une nouvelle fois, houleuse. Au lendemain de la décision de la Cour suprême d’annuler la suspension du Parlement, décidée par Boris Johnson, les députés britanniques ont repris leurs travaux mercredi 25 septembre en fin de matinée. Le premier ministre, qui répète que le Royaume-Uni sortira de l’Union européenne (UE) le 31 octobre malgré une succession de revers politiques et juridiques, s’exprimera à Westminster dans l’après-midi.

Suspendu depuis le 10 septembre, le Parlement devait le rester jusqu’au 14 octobre, à seulement deux semaines de la date prévue du Brexit, une décision entérinée par la reine Elizabeth II sur l’avis de Boris Johnson. Mais la requête du chef du gouvernement conservateur a été jugée illégale par la plus haute juridiction du pays. Ce revers cuisant a porté un grave coup à l’autorité du premier ministre et déclenché de nombreux appels à sa démission dans les rangs de l’opposition. Nul doute que Boris Johnson, de retour de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) à New York, affrontera un déferlement de critiques à la Chambre des communes.

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L’indignation des partisans du Brexit

Si elle a été saluée par les adversaires de Boris Johnson, la décision des juges a fâché les brexiters. A commencer par Boris Johnson lui-même, qui a affirmé qu’il respecterait la décision de la plus haute instance judiciaire, même s’il n’était « pas du tout d’accord ». « Beaucoup de gens veulent empêcher ce pays de sortir de l’UE », a-t-il dit. Le ministre des relations avec la Chambre des communes, Jacob Rees-Mogg a, lui, fustigé un « coup d’Etat constitutionnel », selon les médias britanniques.

Certains médias se sont aussi indignés de cette décision. « Nous ne vous aimons pas ! », a titré le tabloïd The Sun à l’adresse de la présidente de la Cour, Lady Brenda Hale, qui a livré d’un ton calme un réquisitoire sans concession contre l’ajournement du Parlement. Le journal pro-Brexit dit avoir été bombardé de lettres de lecteurs « en colère ». Le Daily Mail s’interrogeait de son côté : « Qui gouverne ce pays ? », quand le Daily Telegraph, proche des tories, a estimé que M. Johnson était « vu comme le défenseur du peuple contre un establishment déterminé à stopper le Brexit ».

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Appel à des élections anticipées

Esquivant les appels à la démission de l’opposition, le chef du gouvernement a de nouveau appelé à des élections anticipées. Selon plusieurs sondages d’opinion, le Parti conservateur arriverait en tête en cas de scrutin proche. Mais Boris Johnson, qui a besoin du soutien des deux tiers des parlementaires pour déclencher des élections, risque fort de faire chou blanc dans l’immédiat : Jeremy Corbyn, le leader du Labour, le principal parti d’opposition, souhaite sa démission mais ne veut pas entendre parler d’élections avant que la menace du « no deal » ait clairement été écartée.

Sur le terrain diplomatique, Boris Johnson répète avoir bon espoir de pouvoir conclure un accord de divorce avec Bruxelles, même si les dirigeants européens sont loin de partager son optimisme.

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