Trump défend Brett Kavanaugh, juge de la Cour suprême, visé par de nouvelles accusations

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Un ancien camarade de classe corrobore les accusations d’une femme accusant le juge d’inconduite sexuelle durant sa jeunesse.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 17h15, mis à jour à 17h24

Temps de Lecture 2 min.

Donald Trump lors de la prestation de serment de Brett Kavanaugh à la Cour suprême des Etats-Unis, le 8 octobre 2018.
Donald Trump lors de la prestation de serment de Brett Kavanaugh à la Cour suprême des Etats-Unis, le 8 octobre 2018. BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Près d’un an après la confirmation tumultueuse de son candidat à la Cour suprême des Etats-Unis, Donald Trump est monté au créneau, dimanche, pour défendre le juge Brett Kavanaugh, de nouveau accusé d’avoir eu un comportement sexuel déplacé dans sa jeunesse.

Le New York Times assure que Brett Kavanaugh, quand il était étudiant à Yale dans les années 1980, avait exhibé son sexe lors d’une soirée arrosée et que des amis l’avaient poussé à le mettre dans la main d’une étudiante, Deborah Ramirez.

En septembre 2018, Deborah Ramirez avait raconté dans le New Yorker que M. Kavanaugh, lors d’une soirée arrosée à l’université de Yale dans les années 1980, avait sorti son sexe devant elle, la contraignant à le toucher alors qu’elle le repoussait, ce que le juge a vigoureusement démenti. Donald Trump l’avait soutenu, prenant à partie Mme Ramirez.

Un témoignage auquel le FBI ne donne pas suite

Le quotidien donne le nom de Max Stier, le patron de Partnership for Public Service, une organisation à but non lucratif et non partisane basée à Washington, dont la mission est d’inspirer une nouvelle génération de fonctionnaires et de transformer la façon dont le gouvernement fonctionne.

Cet ancien camarade de classe, témoin de la scène, avait rapporté l’incident au FBI et à des sénateurs il y a un an, au moment où d’autres accusations avaient émergé contre Brett Kavanaugh. Le FBI, chargé d’enquêter sur celui que Donald Trump venait de choisir pour entrer dans le temple du droit américain, n’avait pas donné suite à son témoignage, selon le journal.

« Les démocrates de la gauche radicale et leurs partenaires des médias pipeaux repartent à l’attaque de Kavanaugh (…). Il est innocent et a été traité de manière HORRIBLE », a tweeté Donald Trump. « Brett Kavanaugh devrait commencer à lancer des poursuites en diffamation ou le ministère de la Justice devrait venir à sa rescousse », a-t-il ajouté, en dénonçant des mensonges « incroyables ».

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Trump soutien constant de Kavanaugh

Le milliardaire républicain a toujours apporté un soutien sans réserve au magistrat conservateur, malgré les graves accusations ayant fait surface lors de son processus de confirmation au Sénat.

Une ancienne camarade de lycée, Christine Blasey Ford, l’avait accusé d’une tentative de viol remontant à 1982. Lors d’une audition très suivie devant la chambre haute du Congrès, elle s’était dite sûre à « 100 % » d’avoir été agressée par Brett Kavanaugh quand il avait 17 ans et elle 15. Témoignant après elle, le magistrat avait clamé son innocence et s’était dit victime d’une campagne de dénigrement orchestrée par l’extrême gauche.

Face à ces deux témoignages irréconciliables, le Sénat avait ordonné au FBI de mener un complément d’enquête. Après des brèves investigations, la police fédérale n’avait pas pu corroborer les accusations de Mme Blasey Ford.

Brett Kavanaugh avait été confirmé par le Sénat à une courte majorité de 50 voix contre 48. Il est désormais membre à vie de la Cour suprême, qui est chargée d’arbitrer les litiges portant sur de grands sujets de la société américaine (avortement, port d’armes, droits des minorités…).

Lire aussi Auditions pour la Cour suprême : comment les Américains ont suivi les témoignages de Ford et de Kavanaugh

Son arrivée a fait basculer la haute cour dans le camp conservateur, avec cinq magistrats sur neuf, et représente l’une des principales victoires politiques de Donald Trump, qui ne cesse de s’en prévaloir dans sa campagne pour sa réélection en 2020.



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