Au Liban, une série d’attaques israéliennes contre le Hezbollah pro-iranien

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Les autorités libanaises dénoncent une « agression » israélienne qui « menace la stabilité régionale ».

Par et Publié aujourd’hui à 11h16, mis à jour à 11h59

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Dans le bureau des médias du Hezbollah touché par un tir de drone, le 25 août à Beyrouth.
Dans le bureau des médias du Hezbollah touché par un tir de drone, le 25 août à Beyrouth. Bilal Hussein / AP

La tension monte d’un cran au Liban. Israël a frappé dans la nuit de dimanche à lundi la position d’un mouvement palestinien prosyrien et pro-Hezbollah dans l’est du Liban. Ces raids aériens surviennent une journée après deux chutes de drones, dans la banlieue sud de Beyrouth. « Trois frappes hostiles » ont visé après minuit les alentours de la ville de Qoussaya (est) « où se trouvent des positions militaires du Front populaire pour la libération de la Palestine-Commandement général [FPLP-CG] », a indiqué l’agence de presse libanaise ANI.

Après la chute de drones dans un vaste quartier résidentiel, où se trouvent les bureaux du Hezbollah, le mouvement chiite pro-iranien. Le premier ministre, Saad Hariri, avait dénoncé, dimanche 25 août, une « agression » israélienne, qui « menace la stabilité régionale ». Il a également fustigé le « survol massif de l’aviation ennemie au-dessus de Beyrouth et de la banlieue » qui a suivi, durant plusieurs heures.

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C’est vers 2 h 30 du matin, dimanche, que des habitants de la banlieue sud ont été réveillés par le bruit d’une forte explosion : celle du second drone, moins d’une heure après la chute du premier appareil. La déflagration a causé des dégâts matériels, notamment dans le bureau des médias du Hezbollah, situé non loin d’une rue commerçante.

Israël n’a pas commenté cette opération. Mais les autorités libanaises ont souligné sa responsabilité, avant que ne le fasse, à son tour, le Hezbollah. Son chef, Hassan Nasrallah, a dénoncé dimanche avec virulence un incident « très, très dangereux » et menacé l’Etat hébreu de représailles. Il a assuré que sa formation, qui est représentée au gouvernement libanais et dispose d’un vaste arsenal militaire, « ne permettra pas » d’autres attaques.

Beyrouth redoute que cette multiplication d’attaques soit un nouvel élément de la confrontation entre Israël et Téhéran (et ses alliés) et que l’escalade déborde sur le territoire libanais.

« Un prix à payer »

Depuis plusieurs années, c’est surtout en Syrie qu’Israël a tenté d’affaiblir le Hezbollah : l’Etat hébreu a mené des frappes contre des convois d’armement censés être destinés au mouvement chiite pro-iranien qui soutient militairement le régime de Bachar Al-Assad. Le Liban s’est déjà plaint que des bombardements israéliens soient menés à partir de son espace aérien.

Selon Hassan Nasrallah, « l’attaque » de dimanche est le « premier acte d’agression » d’Israël au Liban depuis la guerre de 2006, qui avait opposé le Hezbollah à l’armée israélienne. Si les drones tombés à Beyrouth étaient bien israéliens, « cela signifierait qu’Israël a décidé de montrer au Hezbollah qu’il y a un prix à payer, qu’il ne peut pas agir librement en Syrie pour frapper au cœur d’Israël, et espérer l’immunité dans le même temps », estimait Yaakov Amidror, ancien chef du Conseil de sécurité nationale israélien.

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