La crise s’enlise à Hongkong, Pékin change de stratégie

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La Chine qui a longtemps minimisé l’ampleur de la contestation n’hésite plus dorénavant à qualifier les manifestants de « terroristes ».

Par Publié aujourd’hui à 06h35, mis à jour à 06h38

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Les manifestants ont investi le hall d’arrivée de l’aéroport de Hongkong, l’un des aéroports les plus fréquentés au monde, le 12 août.
Les manifestants ont investi le hall d’arrivée de l’aéroport de Hongkong, l’un des aéroports les plus fréquentés au monde, le 12 août. VINCENT THIAN / AP

Hongkong est en train de virer au cauchemar pour Xi Jinping. Le président chinois qui fait de l’ordre et de la stabilité ses vertus cardinales voit son autorité remise en cause par des manifestants qui, jour après jour depuis deux mois expliquent que « Hongkong n’est pas la Chine ». L’occupation de l’aéroport international, lundi 12 août, – une opération qui pourrait se répéter mardi 13 août – a touché une corde sensible. Impossible désormais de prétendre que les événements de Hongkong ne constituent qu’une affaire intérieure chinoise.

Lire aussi : L’aéroport international de Hongkong, occupé par plus de 5 000 manifestants, a été paralysé

Alors que les face à face entre la police de Hongkong et les manifestants sont de plus en plus violents, l’étau de Pékin se resserre sur le territoire. Lundi, la rhétorique chinoise est encore montée d’un cran. Le Bureau des affaires de Hongkong et Macao à Pékin a qualifié de « germes de terrorisme » les récents événements survenus dans cette ville, notamment les manifestations organisées durant le week-end, contre l’emprise de la Chine sur cette région autonome spéciale.

Un manifestant devant le cabinet de Carrie Lam, à Hongkong, le 13 août.
Un manifestant devant le cabinet de Carrie Lam, à Hongkong, le 13 août. THOMAS PETER / REUTERS

« Enchaînement d’avertissements »

Pékin qui, durant plusieurs semaines, a minimisé l’ampleur de la contestation apparue le 9 juin, a totalement changé de stratégie. Le terme de « terroristes » a été prononcé à trois reprises, lundi, au cours du journal télévisé de la chaîne CCTV. Pas un mot en revanche sur la fermeture de l’aéroport. Sur les réseaux sociaux, le hashtag Hongkong, longtemps censuré, est aujourd’hui l’un des plus utilisés. La tonalité des messages : Hongkong, c’est la Chine. Haro sur les manifestants !

Sur les banderoles, il est écrit : « Ceux qui sont dans la rue aujourd’hui sont tous des guerriers ! » en haut et « Libérez tous les détenus ! ».
Sur les banderoles, il est écrit : « Ceux qui sont dans la rue aujourd’hui sont tous des guerriers ! » en haut et « Libérez tous les détenus ! ». VINCENT THIAN / AP

De son côté, le quotidien nationaliste chinois Global Times a diffusé lundi une vidéo montrant des manœuvres de la police armée chinoise effectuant « apparemment des exercices à grande échelle » à Shenzhen, aux portes de Hongkong. C’est la troisième vidéo de ce type en douze jours. Toujours possible, une intervention directe de l’armée ou de la police chinoise à Hongkong n’est pourtant pas l’hypothèse privilégiée par le président Xi Jinping. La stratégie de Pékin a été définie par un éditorial du Quotidien du peuple, l’organe du Parti communiste chinois le lundi 5 août, jour même de la grève générale organisée à Hongkong, la première depuis la rétrocession de l’île de 7,4 millions d’habitants du Royaume-Uni à la Chine en 1997.

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