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L’achat de missiles russes S-400 par Ankara, malgré les mises en garde de l’OTAN, a poussé Washington à évincer la Turquie de la chaîne de fabrication de son avion furtif.
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La Turquie a appelé les Etats-Unis, jeudi 18 juillet, à revenir sur leur décision de l’exclure du programme de développement de l’avion furtif américain F-35, un modèle de technologie que plusieurs entreprises turques du secteur militaro-industriel contribuent à fabriquer et qu’Ankara s’était engagé à acheter. Annoncée mardi par le président américain Donald Trump, cette exclusion punit la Turquie pour son acquisition du système de défense antiaérienne russe S-400, dont les premiers éléments sont arrivés la semaine dernière sur la base turque de Mürted, non loin d’Ankara.
Décision « injuste », « unilatérale »
Evoquant une décision « injuste », « unilatérale », « peu conforme à l’esprit de l’Alliance atlantique », le ministère turc des affaires étrangères a mis en garde son allié de l’OTAN contre « les blessures irréparables » qui risquent d’affecter leur relation. La Turquie est le pilier oriental de l’Alliance atlantique depuis 1952.
Jeudi, le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a dit avoir abordé le sujet avec John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche. La décision américaine, a estimé M. Kalin, « est incompatible avec les déclarations précédentes des présidents des deux pays », une allusion à la dernière rencontre du président turc, Recep Tayyip Erdogan, avec son homologue américain, Donald Trump, en marge du G20, à Osaka.
La présidence turque pensait éviter les sanctions grâce à la relation privilégiée que le président Erdogan croit entretenir avec Donald Trump.
La présidence turque était certaine de pouvoir éviter les sanctions grâce à la relation privilégiée que le président Recep Tayyip Erdogan croit entretenir avec son homologue Donald Trump. Le contentieux sera surmonté « sans problème », avait fait savoir le numéro un turc à son retour du Japon. A Osaka, Donald Trump s’était efforcé de minimiser la responsabilité turque dans l’achat des S-400, assurant qu’elle incombait entièrement à son prédécesseur, Barack Obama, accusé d’avoir imposé « des conditions injustes » à la Turquie pour l’achat de missiles américains Patriot.
Mais les premières livraisons des S-400, soit quatorze rotations d’avions-cargos russes sur la base de Mürted, sont un point de non-retour pour Washington, convaincu que le système russe de défense antiaérienne, doté d’un puissant radar, parviendra à percer les secrets de fabrication du F-35.
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