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Rached Ghannouchi, le patron des islamistes d’Ennahdha, à son domicile à Tunis (image d’illustration). © Ons Abid pour JA
Le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, a modifié une trentaine de listes du parti pour les élections législatives du 6 octobre, afin notamment de pouvoir se présenter lui-même à Tunis. Objectif ? Insuffler une nouvelle dynamique, mais aussi, sur le plan personnel, briguer la présidence de l’Assemblée. Une stratégie loin de faire l’unanimité…
« C’est étouffant… Je pense sérieusement à arrêter… » Posté dimanche 14 juillet sur les réseaux sociaux, ce message énigmatique du dirigeant d’Ennahdha Samir Dilou intrigue. Comme la plupart des membres du parti, il n’a pas pour habitude de s’épancher, et respecte généralement l’omerta qui prévaut pour ce qui est des affaires internes de la formation au référentiel islamiste.
Il en dit néanmoins assez pour indiquer qu’un certain malaise s’est emparé des rangs d’Ennahdha. Une impression confirmée par la démission de Lotfi Zitoun, qui a annoncé la semaine dernière mettre fin à sa mission de conseiller auprès de Rached Ghannouchi, président du mouvement – Zitoun est pourtant depuis près de trois décennies l’un de ses plus proches compagnons de route.
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