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Dans son numéro daté du 8 au 21 juillet, le quinzomadaire américain a délibérément fait l’impasse sur Donald Trump. Avant lui, d’autres publications avaient déjà opéré des choix éditoriaux aussi radicaux.
2019 : le « New York Magazine » prend congé de Donald Trump
« Rien sur Trump ! » Le New York Magazine affiche une promesse claire en couverture de son numéro de juillet. Le quinzomadaire américain offre un peu de répit à ses lecteurs pour les vacances malgré un sommaire riche et varié pour l’été. Aucun article de ce numéro ne traitera du président des États-Unis. Un grand écart si on le compare à la une précédente, consacrée à E. Jean Carroll, éditorialiste new-yorkaise qui accuse Donald Trump de viol.
2014 : « The Independent » censure le livre de jeunesse genré
Les couvertures roses pour les filles qui veulent devenir des princesses et bleues pour les garçons qui jouent au football, le quotidien britannique The Independent n’en veut plus. La chef de la rubrique Livres indique que le journal ne parlera plus des ouvrages explicitement destinés aux petites filles ou aux petits garçons. « Si vous êtes un éditeur qui pense que votre livre s’adresse à tous les enfants, nous serons très heureux de vous rencontrer », enchaîne Katy Guest, avant de citer en exemple Harry Potter ou Hunger Games.
2013 : le « Guardian » expulse le futur bébé royal
La solution pour éviter l’overdose de « royal baby ». Alors que les informations sur le bébé de Kate Middleton et du prince William inondent les tabloïds britanniques, The Guardian trouve l’astuce pour attirer les lecteurs lassés par cette histoire. Le site anglais offre aux internautes le choix entre une interface « royaliste » et une autre « républicaine », qui fait disparaître tous les articles concernant l’enfant à venir. Le quotidien avait déjà proposé cette option lors du mariage des deux parents, en 2011.
1995 : « The New Yorker » trappe O.J. Simpson
Au milieu des années 1990, l’affaire O.J. Simpson passionne tous les médias. L’ancien joueur de football américain et acteur est accusé d’avoir assassiné son ex-épouse ainsi que l’ami de celle-ci, le 12 juin 1994. Sur fond de tension raciale, le procès est largement suivi par les Américains et même retransmis en direct à la télévision. Pourtant, le New Yorker passe son tour. Le 30 janvier 1995, le magazine affiche en « une » un verre de jus d’orange. Une référence au nom de l’accusé (ses initiales correspondent à « orange juice »), qui n’apparaîtra nulle part dans le numéro.
Robin Richardot
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