Le récit du crash de Nathalie Loiseau au Parlement européen

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La tête de liste Renaissance-LRM a annoncé jeudi ne pas être candidate à la direction du groupe parlementaire centriste. « Le Monde » raconte les événements qui l’ont obligée à renoncer.

Par et Publié aujourd’hui à 19h07, mis à jour à 19h08

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Nathalie Loiseau lors d’un meeting à Strasbourg, le 11 mai.
Nathalie Loiseau lors d’un meeting à Strasbourg, le 11 mai. Vincent Kessler / REUTERS

C’est l’histoire d’un crash, celui de Nathalie Loiseau, tête de liste Renaissance-LRM, qui aspirait à diriger le groupe des Libéraux et démocrates, l’ex-ALDE, rebaptisé – à la demande des macronistes – Renew Europe (Renaissance Europe). L’ancienne tête de liste de la majorité présidentielle pendant la campagne des Européennes a dû renoncer à cette ambition, jeudi 13 juin à Bruxelles.

La saga démarre une semaine plus tôt, mercredi 5 juin à 15 h 50. Une dizaine de journalistes français, correspondants européens, attendent Mme Loiseau, toute récente eurodéputée, devant une salle de réunion du Parlement européen, à Bruxelles. La journée est chargée, les tractations entre les groupes politiques en vue de trouver une coalition après le scrutin du 26 mai entrent dans le dur.

L’ex-ministre des affaires européennes s’est invitée à la table des négociations, au côté de Guy Verhofstadt, président du groupe des Libéraux et démocrates (ALDE) depuis presque dix ans. Cette première réunion avec les présidents des trois autres principales formations politiques proeuropéenne (conservateurs du PPE, sociaux-démocrates et Verts) doit ébaucher un accord rendu nécessaire par la montée des forces populistes.

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Si Mme Loiseau a convié des journalistes, dont une représentante du Monde, c’est très probablement pour confirmer qu’elle est candidate à la présidence du groupe auquel les élus de sa liste Renaissance ont officiellement choisi d’adhérer au soir du 26 mai, lui apportant d’un seul coup ses 21 élus (sur 106 au total). L’entrevue va durer 45 minutes et se déroule sous la règle du « off », à laquelle les journalistes bruxellois sont habitués : ils s’engagent à ne pas attribuer les propos à la personne qui les tient, ce qui autorise cette dernière à une plus grande liberté de parole.

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Mme Loiseau est assez connue – et plutôt appréciée – du cercle des correspondants, qui l’ont croisée à maintes reprises quand elle était ministre. Elle a, à l’époque, donné l’image d’une politique très au fait de ses dossiers. Cette fois, la conversation est inédite, dérangeante. Et le « off » sera, le lendemain, brisé par un média qui n’a pas assisté à l’entrevue mais en a glané quelques échos. Avec un article mis en ligne, puis rapidement retiré, le quotidien belge Le Soir lance une bombe à fragmentation aux effets qui vont se révéler dévastateurs.

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