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Interdits depuis 2012, les paquebots continuent de circuler dans la lagune faute d’autre solution. Le maire de droite et les ministres Cinq étoiles se renvoient la responsabilité.
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Cela a commencé par une longue sonnerie aux environs de 8 h 30, dimanche 2 juin au matin, alors que Venise se réveillait à peine. Puis il y eut un bruit plus sourd, accompagné d’un inquiétant tremblement, et enfin un long silence ponctué de cris incrédules.
Victime d’une avarie, un bateau de croisière de 65 000 tonnes pouvant accueillir 2 700 passagers, le MSC Opera, venait de dériver lentement sur plus de 500 mètres dans le canal de la Giudecca, avant d’éperonner un bateau de taille plus modeste, le River Countess, stationné à l’extrémité de la promenade des Zattere, et de heurter le quai, faisant vibrer tout le quartier de la gare maritime.
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A bord du River countess, plus de peur que de mal. Parmi la centaine de passagers qui étaient en train de prendre leur petit-déjeuner, seuls quatre ont été conduits à l’hôpital. Voyant le mastodonte s’avancer vers leur navire, sirènes hurlantes, les membres de l’équipage ont eu la présence d’esprit de larguer les amarres, évitant à leur bateau d’être écrasé entre le paquebot et le quai.
Dans la ville, en revanche, la peur cède vite le pas à la colère. « A cet endroit le quai est large et il n’y avait pas grand monde, mais si le bateau avait percuté la promenade des Zattere cent mètres plus tôt, il aurait risqué de toucher les terrasses des cafés, voire mis en danger les fondations de certains palais historiques », souligne l’écrivain et journaliste vénitien Roberto Ferruci, très engagé dans le combat contre les « super-paquebots ».
Un million et demi de touristes par an
Le scénario catastrophe balayé d’un revers de la main par les autorités portuaires depuis des années venait de prendre forme. Les navires de croisière ne rentrent dans la lagune que moteurs éteints et ils sont guidés par des remorqueurs infaillibles, assuraient-elles pourtant la main sur le cœur. Ici, le moteur était bien en marche, et le câble du remorqueur a cédé. Le MSC Opera était incontrôlable, et il aurait pu faire des dégâts inestimables.
Plusieurs membres du collectif No Grandi Navi ont vite fait de se rendre sur les lieux de l’accident pour y organiser une manifestation spontanée. Entouré d’un groupe de militants chauffés à blanc, son porte-parole, Tommaso Cacciari, tonne : « Il y aurait pu y avoir des morts, maintenant ça suffit ! » Et d’annoncer pour samedi 8 juin une grande manifestation, pour réclamer l’interdiction immédiate des paquebots.
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