Trente ans après le massacre de Tiananmen, Pékin dit avoir pris une décision « correcte »

0
173

[ad_1]

C’est l’une des rares expressions des autorités chinoises sur cette répression sanglante, qui a fait des centaines de morts en juin 1989.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 11h39

Temps de Lecture 1 min.

C’était une décision « correcte » : la Chine a défendu dimanche la répression sanglante des manifestations de la place Tiananmen il y a trente ans. Il s’agit d’une rare mention officielle de l’événement, à quelques jours de l’anniversaire de l’écrasement du « printemps de Pékin ».

Début juin 1989, la place Tiananmen de Pékin était depuis sept semaines l’épicentre de manifestations jamais vues de la part d’étudiants et d’ouvriers qui demandaient des réformes démocratiques et la fin de la corruption. Dans la nuit du 3 au 4 juin, la répression du mouvement par l’armée a fait des centaines de morts. Trente ans après, cette période de l’histoire de Chine reste taboue mais les rares fois où les autorités évoquent l’événement, en particulier auprès de publics étrangers, elles justifient à chaque fois les décisions prises.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Trente ans après Tiananmen : « Les nouveaux intellectuels chinois ne sont pas dans la confrontation avec le pouvoir »

Toute référence à Tiananmen expurgée d’internet

Le ministre chinois de la défense n’a pas fait exception à la règle. « Cet incident était une turbulence politique et le gouvernement central a pris les mesures pour mettre un terme à ces turbulences, ce qui a été la décision correcte » à prendre, a dit le général Wei Fenghe devant le forum de sécurité du Dialogue de Shangri-La, réuni à Singapour.

S’exprimant devant des ministres de la défense, des militaires de haut rang et des experts, le général Wei s’est demandé pourquoi le monde disait toujours que la Chine n’avait « pas géré correctement » l’événement. « Ces trente dernières années ont prouvé que la Chine a vécu des changements majeurs », a-t-il lancé. Grâce aux mesures prises à l’époque par le gouvernement chinois, « la Chine a joui de stabilité et de développement », a-t-il justifié.

En Chine même, grâce à la grande muraille informatique et aux censeurs du parti, toute référence à la répression est expurgée d’Internet. Les discussions sur les manifestations et la répression sont interdites tandis que les autorités mettent en garde chaque année les militants, les avocats et les journalistes à la veille de l’anniversaire.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Trente ans après Tiananmen : en Chine, « l’hiver du militantisme »
Réagissez ou consultez l’ensemble des contributions

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: