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Frappé en 2016 par la chute des cours des hydrocarbures, le pays a su retrouver le chemin de la croissance grâce à la diversification de l’activité. Mais de nombreux progrès restent à faire pour parvenir à l’émergence.
Les décisions annoncées par Standard & Poor’s, le 12 avril, reflètent bien les paradoxes de l’économie camerounaise. Si l’agence a maintenu ses notes « B/B » à la dette souveraine du pays, elle a, dans le même temps, fait passer ses perspectives de « stables » à « négatives ». Une première pour le pays. Et l’agence a déjà laissé entendre que ces notes à court et à long termes pourraient être abaissées si des ajustements n’étaient pas effectués sur les comptes publics et si l’endettement n’était pas maîtrisé.
L’avertissement n’a pas refroidi le FMI, qui, le 3 mai, a autorisé le décaissement de 76,5 millions de dollars dans le cadre du programme signé en juin 2017 avec Yaoundé. Le pays s’apprête dans le même temps à lever pour 150 milliards de F CFA (228,7 millions d’euros) d’obligations du Trésor assimilables (OTA). Une formalité selon les analystes, tant la signature du Cameroun semble aujourd’hui crédible sur les marchés.
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