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Maurice Kamto du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). © Jacques Torregano pour JA
En janvier, l’opposant Maurice Kamto, qui se dit « président élu » depuis la présidentielle de 2018, a célébré ses « cent jours ». Ses équipes étaient à pied d’œuvre, avec une obsession : ne pas finir comme Jean Ping, l’opposant gabonais qui se revendique « président élu » depuis… 2016.
Il est vrai qu’en Afrique centrale le destin de l’« élu » est parfois cruel et souvent sans lendemain. Kamto voulait donc écrire un autre scénario en occupant le terrain pour conserver l’élan de la présidentielle. Mais le 28 janvier, deux jours après une « marche blanche » pacifique, il a été arrêté puis inculpé, accusé de rébellion, d’insurrection et d’hostilité à la patrie. On lui reproche notamment d’avoir provoqué le saccage de l’ambassade camerounaise à Paris, le 26 janvier. Ce qu’il nie vigoureusement.
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